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*1910 +1989
version courte (cf. version complète dans le livre)
1910. (13 janvier) Albert Hames naît à la cité minière de Rumelange, localité de 5300 habitants (dont 40% d’étrangers) élevée au rang de Ville en 1907. Cette région minière du sud du Luxembourg( faisant partie du Bassin Minier Luxembourg-Lorraine) est alors en plein essor grâce à l’extraction du minerai de fer appelé Minette, et au développement de l’industrie sidérurgique.
Albert Hames est l’enfant unique de Suzanne Webert, (de descendance lorraine), femme au foyer, et de Alphonse Hames, « Lademeister » aux CFL (chemins de fer luxembourgeois).
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1910. Am 13.Januar wird Albert Hames im Bergarbeiterstädtchen Rümelingen geboren. Rëmeléng wurde 1907 zur Stadt ernannt und zählt 5.300 Einwohner (heute sind es nur noch 4500), davon 40% Ausländer. Dieses Eisenerzabbaugebiet im Süden Luxemburgs ist in vollem wirtschaftlichen Aufschwung, dank der Förderung der „Minette“ und dank der Entwicklung der Eisenindustrie. Eine kleine Schmelz ist bis 1918 in Rëmeléng in Betrieb, 3 große Hüttenwerke qualmen in Esch/Alzette, zweitgrößte Stadt des Landes und 6 km von Rëmeléng entfernt. Beide Städte grenzen an Frankreich. ( Rümelingen zählt im Jahr 1910 nicht weniger als 133 Wirtshäuser, wo viele der Bergarbeiter sich am Zahltag betrinken...
(Deutscher Text siehe weiter unten)
Il habite avec ses parents une petite ferme familiale, au 16, rue de la bruyère, à 100 m de l’entrée de la mine WALERT, où le mineur et député-maire J.P. Bausch trouvera la mort en 1935 et où se situe aujourd’hui le renommé Musée national des Mines, inauguré en 1973, la mine Walert ayant cessé son activité en 1964.
1921: La famille Hames: "déjeuner sur l'herbe " à Vincennes

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1922: Albert Hames chez le photographe
1924. A.Hames entre à l’Ecole Professionnelle d’Esch-sur-Alzette pour l’apprentissage de la « sculpture ornementiste sur bois » Dès1927, pour s’y rendre, le jeune homme empruntera le tout nouveau tramway qui relie les deux villes, qui passe à travers un superbe paysage de collines boisées et de roches rouges, d’où le nom de ce site : Pays des Terres Rouges.
1928. A 18 ans, encore élève, A.H. remporte le 1er prix d’un concours «Travail du bois », organisé par la Chambre des Métiers lux.
1929. H. est stagiaire à la menuiserie Hammerel (fabricant de meubles d’art)d’Esch-sur-Alzette, tout en suivant des cours de soir en modelage et dessin.
vers 1930: buste de Suzanne Hames-Webert, la mère de l'artiste
1930. Pendant une année, H. travaille dans l’atelier privé du sculpteur Albert Kratzenberg, dont nous trouvons des œuvres entre autres à Lux.-Ville, Dudelange, Esch-Alzette et au Musée national.


Cours de restauration à Oberammergau ( Albert Hames à gauche)
1933. A. Hames devient membre actif du Cercle artistique lux., et crée une affiche en 1935
1934. Nous retrouvons A.H. comme stagiaire à la très renommée « Staatliche Hochschule d’Oberammergau (Bavière) », où il continue à se perfectionner dans la sculpture sur bois.
1935. L'église de Rumelange lui fait commande d’un groupe de crucifixion en bois polychrome. (Cette œuvre sera exposée en 1952 à Rome, y rencontrant des critiques très positives). Dans son atelier personnel, situé dans la grange de la maison parentale, l’étudiant crée des sculptures profanes, religieuses , bustes de personnages connus ou imaginaires et représentations de chevaux, vaches ou hiboux.
1936. L’étudiant s’inscrit à l’ »Académie des Arts Appliqués » de Munich. Parallèlement il suit des cours au « Landesamt fuer Denkmalpflege » pour se perfectionner en restauration d’œuvres anciennes.
1938. Albert Hames est à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. Il entretient une correspondance assidue avec ses parents qui lui manquent. (cf. carte postale)

1936: Albert Hames, étudiant à Munich (à droite)
1939. A. H. étant le seul Luxembourgeois à avoir suivi des études spécifiques de niveau académique en vue de la restauration d’œuvres d’art, l’Etat lux. lui passe une première commande dans l’intérêt de la conservation du patrimoine. Il s’agit de la confection d’une réplique du Triptyque dit de Rodenbourg, retable de style gothique du 16e siècle, sculpté sur du bois de tilleul très friable, installé dans la chapelle de Luxembourg-Grund. L’original sera placé au Musée national et la réplique sculptée par Hames sera volée, c.-à.-d. même les « spécialistes-voleurs » prirent la réplique pour un original.
1940-45. Le Luxembourg est sous tutelle allemande. Cependant les commandes de restaurations se multiplient, citons notamment la réplique du Christ gisant Peter Onrou. L’original restauré du 17e siècle rejoint la collection du Musée. En 1943 les autorités compétentes concluent avec le restaurateur un contrat de travail pour s’assurer ses services dans l’intérêt de la conservation du patrimoine. IL deviendra l’un des principaux artisans de la »reconstruction », travaillant étroitement avec la Commission des Sites et Monuments et avec la Commission de Surveillance des Eglises Sinistrées
Vers la fin de la guerre, l’artiste a le malheur de ramasser une douille d’artillerie égarée, en vue de la travailler. Au moment de la serrer dans un étau elle explose et lui brûle le visage. L’œil droit est touché, mais pourra être sauvé. Il perd dans cet accident 50% de la force visuelle sur cet œil, ce qui restera un lourd handicap, surtout pour l’exécution de fins détails dans la restauration.
1945. l’artiste travaille dans des conditions extrêmement précaires. Le Musée ne pouvant pas lui aménager un atelier, la grange de la Maison Hames sera louée de 1945-1963 aux frais du Musée et sera nommée « Atelier de Restauration ». Parallèlement A. Hames est nommé « Restaurateur du Musée », mais le poste correspondant ne sera jamais créé pour lui (par manque de crédits ou dû à des intrigues ?)
1946. A.H. est engagé comme Chargé de Cours à l’Ecole Professionnelle d’Esch. IL occupera ce poste jusqu’à sa retraite en 1975. Il refusera de travailler à plein temps, espérant toujours être engagé comme « restaurateur de Musée » officiel. Il obtiendra que tous ses cours fussent placés en matinée, les après-midi restant réservées pour ses nombreux travaux de création et de restauration.
1948. La population rumelangeoise demande avec insistance au Syndicat d’initiative d’organiser une exposition collective sur les artistes locaux, dont Hames, Trmata et Corrent…… celle-ci se fera finalement en 2007 pour les artistes Corrent, Hames, Kirscht et Tissen.
1948. Le 9 mai est inauguré, en présence du Grand-duc héritier Jean, le Monument aux Morts, en mémoire des Cheminots victimes de la guerre, dans le Hall de la Gare de Luxembourg. C’est la première grande réalisation publique de l’artiste. Pour ses grandes œuvres et restaurations, H. travaille avec les architectes Léon Loschetter et Pierre Reuter, qui deviendront ses proches.
1958: Monument J.-P. Bausch: dernières retouches avant l'inauguration
1951- 1960. C’est la période la plus productrice de l’artiste en ce qui concerne ses grandes œuvres publiques, notamment les monuments à la mémoire des jeunes soldats luxembourgeois, enrôlés de force par le régime nazi et tués au front. Enumérons :
1951. Rumelange et Sandweiler : Monuments aux morts
Lux.Ville, Eglise St.Michel : statue de st.Yves
1951 et 1952 : Médailles pour les championnats nationaux de natation
Eglise de Rédange-sur-Attert : Crucifixion
1952. Cimetière de Rumelange : Statue du Christ ressuscité
1953. Pétange : Monument aux morts
Autres réalisations, sans dates connues et peut-être en désordre:
............Junglinster : Monument aux morts
………Basilique d’Echternach : Chemin de croix (relief en pierre)
……….Eglise de Weicherdange : Chemin de croix (bois polychrome)
……….Cathédrale Notre-Dame de Luxembourg : les 2 reliefs de l’Arc Triomphal, (cette œuvre lui est confiée par l’évêque MgrLommel, lui-même grand connaisseur d’art)
……….Tétange : Relief Monument aux Morts sur la façade de l’Ecole
……….Eglise de Bigonvile : Chemin de crois (bois polychrome)
……….Eglise d’Ospern : chemin de croix (bois polychrome)
……….Ville de Rumelange : Médaille Croix-Rouge
……….Eglise de Koerich (extérieur): plaque en fonte en mémoire des victimes de guerre de la paroisse
1956. Rumelange : 8 reliefs en pierre sur la façade du nouvel Hôtel de Ville, emblème du Mineur en pierre
1957. Rumelange : Statue monumentale du mineur député-maire Jean-Pierre Bausch et grand Relief en pierre sur la façade de la nouvelle Maison de Retraite
1958. Rumelange : 4 reliefs (gendarmerie mobile de 1878-1958) sur le bâtiment de l’ancienne gendarmerie (place Grande-Duchesse Charlotte)
1952. A.Hames fait construire sa nouvelle maison (d’après les plans de Léon Loschetter) au-dessus de la grange familiale, l’atelier restant intégré à la même place. Le porche de la grange sera conservé, le portail en fer forgé est dessiné par l’artiste. Dans la rampe d’escalier seront intégrées des figurines en bronze représentant les 12 signes du zodiaque. Elles attendront leur finition pendant 30 ans, les commandes publiques ayant toujours la priorité pour l’artiste.
1953. Après plusieurs années de fiançailles , A. Hames épouse Léonie Colas de Rumelange, de 10 ans sa cadette. Etant très belle femme, elle fera des heures et des heures de pose sans se plaindre. Le couple restant sans enfant, Léonie Hames s’occupera beaucoup de sa nièce Andrée, dont elle fera la légataire des œuvres de son mari.
Artiste introverti et taciturne, A.Hames consacre tout son temps, même les soirées à son atelier. Il refuse l’installation du téléphone, l’achat d’un téléviseur ou d’une voiture, les sorties avec sa femme seront très rares. Ses vacances ne seront jamais des voyages de détente, mais des trajets en bus ou en train vers les villes européennes à la découverte des Grands Musées.
1960-1975. Les commandes publiques restent nombreuses.
L’Eglise Notre-Dame de la Paix de Bonnevoie ayant été détruite lors des bombardements de la gare de Lux.-Ville en 1944, elle sera reconstruite à partir de 1949, et entre 1955 et 1969, A.Hames ne réalisera pas moins de 9 œuvres majeures pour cette nouvelle église, dont : le Chemin de croix en pierre (21m de longueur), la Consolatrice, le Lutrin, la Cène de l’autel principal, 2 tabernacles de même conception, 2 statues de saints (plaquées or), 2 reliefs en pierre montrant la résurrection du Christ et une grande Pietà à la mémoire des jeunes victimes de guerre.
Autres œuvres réalisées :
1961. Rumelange : Fresque polychrome sur le nouveau Pavillon préscolaire
1962. Réalisation de la maquette du monument prévu pour le millénaire de la ville de LUX. 1963 (aujourd ‘hui collection Musée 3 Eechelen) La mise à jour des fondations de l’ancien château du Bock lors des travaux de déblaiement préparatoires fera avorter le projet.
1963. Mamer : Monument aux Morts (métal et pierre)
1964. Cruchten : monuments funéraires des familles Lommel et Wagener
1965. Colmar-Berg : Monument aux Morts.
Lux.-Ville :Création d’une médaille pour le Xième Tournoi International de Football des Finances
Rumelange : Médaille commémorative pour les « Anciens du Schmierlach » ancienne Ecole ayant le surnom de « Trou aux tartines »
...........Lux. : Eglise st. Alphonse : groupe de Saints et Lutrin
...............Lux. : Eglise de Limpertsberg : St.Joseph (bois polychrome)
1969. Rumelange : Relief en métal sur la façade de la nouvelle Ecole Primaire « Sauerwiss »
1970-1974. Eglise de Dippach : Portail d’entrée, Tabernacle, Calvaire, Chemin de Croix( bois plaqué cuivre)
1972. Ellange : Autel de l’église (motifs décoratifs seront déplacés à la sacristie en 1982)
1973. Rumelange , Hall de l’Hôtel de Ville : grand tableau en fonte à la mémoire des conseillers communaux Nicolas Bausch et Hubert Glesener, morts pour leur patrie.
1974. Eglise de Lamadeleine: Calvaire du Christ
1972. En 1974 Madame Hames mère, âgée de 87ans, meurt après un séjour de 2 ans à l'hôpital. Anéanti par le décès de sa mère, Albert Hames ferme les volets de la maison parentale, ne touchant ni aux meubles, ni à la vaisselle, la maison devant rester un lieu de recueillement et de mémoire, peut-être signe représentatif de son grand deuil.
1975-1989. Ayant pris sa retraite, A.Hames accepte moins de commandes pour se consacrer à des œuvres personnelles, créant des œuvres plus abstraites, où le thème couple et maternité reste prépondérant. IL n’exposera ni vendra ces compositions, elles assouviront uniquement sa soif de création. Les plâtres de ses œuvres majeures, ainsi que ses créations personnelles restent à l’abri dans son atelier jusqu’à ce jour.
1979: Création de la médaille "Fräiheet fir ons Jongen" pour la ville de Rumelange
Dernières réalisations publiques :
1977: Troine (Tratten): Chemin de croix
1979 : Rumelange : Médaille commémorative : »Fräiheet fir ons Jongen »
1982 : Eglise de Mondercange : Chemin de Croix (dernière œuvre religieuse)
1982. Illustration du Cover du livre « Vermächtnis einer Jugend » de Fernand Lorang, écrivain et historien rumelangeois.
1984. Rumelange : Création d’une plaquette en fonte, représentant le Mineur, emblème du Musée des mines, don de l’artiste au Musée. Cette même plaquette(Tâk) est fixée à l’entrée de la maison de l’artiste au 16, rue de la bruyère.
1985: L'artiste en discussion avec Leurs Altesses Royales au Musée national des Mines
1985. Rumelange : Création d’une statue de mineur ( h=50cm) en fonte qui sera offerte aux Altesses Royales le Grand-Duc Héritier Henri et son épouse lors de leur visite officielle au Musée des Mines.
Le moule de ce mineur ainsi que deux moules de mineurs, en miniature, sont offerts par l’artiste à la Ville de Rumelange, dont maintes copies seront réalisées pour en faire cadeau aux personnalités invitées par la Ville.
1985 : Rumelange : Inauguration de la locomotive (CFL) 3614, décorée d’une plaquette de Mineur en alliage d’aluminium coloré, offerte par le « Dampbunnclub » luxembourgeois aux CFL. Cette locomotive entrera en collision avec un autorail en 1997, tuant le conducteur de train, accident très grave, mais heureusement rare au Luxembourg.
1987: La dernière photo de l'artiste avec son épouse Léonie Hames-Colas
1986-1989. A.Hames se sent de plus en plus faible et manque souvent de souffle. Il refuse néanmoins de se soumettre à un contrôle médical. Pendant ces dernières années, il travaillera de gros blocs de pierre blanche de Rumelange pour en faire des sculptures abstraites, dont l’une, faisant penser à une femme recroquevillée, ornera plus tard sa tombe. Sa toute dernière œuvre en pierre sera offerte par sa veuve à la Ville de Rumelange en 2007, une autre sculpture sera offerte à la Résidence pour personnes âgées Monplaisir, de Mondorf-les-Bains, où Madame Hames veuve vit depuis l’an 2000.
1989. Un matin de septembre à 8 heures du matin, A. Hames attend le bus pour se rendre à sa banque à Esch-sur-Alzette, lorsqu’il est terrassé par une crise cardiaque et meurt pendant son transfert à l’hôpital. Il laisse son épouse totalement au dépourvu, n’ayant jamais évoqué avec elle le cas-où… Alors réapparaît dans la vie de Léonie sa grande sœur Marguerite, femme forte et dynamique, qui saura l’amener à gérer sa vie ainsi que l’œuvre de son défunt mari. Les 2 sœurs (étant maintenant toutes deux veuves) ne se quitteront plus jusqu’à la mort de Marguerite en 1998.
Albert Hames est enterré dans le tombeau familial à Rumelange et en ce qui concerne les réactions du monde culturel luxembourgeois à son décès, citons un texte de Père René Ludman, qui fut un proche de Albert Hames depuis les années 50 : « Son enterrement ne dérangea pas les foules, alors qu’il avait œuvré pour tant de villes et de villages, pour tant d’églises. Cinq ans après sa mort on attend toujours une notice nécrologique. Un tel geste, n’eût-il pas été normal pour un homme de sa valeur que l’on peut ranger parmi les sculpteurs luxembourgeois les plus éminents ? Albert Hames partit modeste, comme il avait vécu, sans faire de bruit, lui, qui n’aimait pas les discours, qui signait ses œuvres avec discrétion, parfois avec un brin d’humour, comme lorsque, pour une statue à Pétange, il mit sa griffe sous un orteil. » (1995, NOS CAHIERS 2)
1990. Exposition de la maquette du millénaire au « Tutesall » à Lux.-Grund lors de l’Exposition collective « Männer vu Stol & Eisen » (hommes d’acier et de fer)
1995. Parution dans NOS CAHIERS 2 (lëtzebuerger zäitschrëft fir kultur) de 3 textes sur A .Hames de René Ludmann, Michel Schmitt et Alex Langini
1996. Exposition rétrospective sur l’Oeuvre de Albert Hames à Rumelange.

1999. Inauguration d’une sculpture monumentale abstraite (réalisée d'après petit modèle par......? à l'atelier....?) devant la mairie de Kayl, en présence de Madame la ministre Erna Hennicot-Schoepges, du Bourgmestre M. Jules Wilhelm et de la veuve de l’artiste ( Don du Rotary-Club d'Esch-sur-Alzette à la Ville de Kayl)
2007 : Exposition collective à Rumelange : Corrent, Tissen, Kirscht, Hames
1954. Exposition de Madones et Vierges anciennes à Lux.Ville, dont la plupart furent restaurées par A.Hames
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Deutsche Übersetzung:
BIOGRAPHIE: ALBERT HAMES
von Andrée Fonck
1910. Albert Hames wird im Bergarbeiterstädtchen Rümelingen geboren. Rëmeléng wurde 1907 zur Stadt ernannt und zählt 5.300 Einwohner (heute sind es nur noch 4500), davon 40% Ausländer. Dieses Eisenerzabbaugebiet im Süden Luxemburgs ist in vollem wirtschaftlichen Aufschwung, dank der Förderung der „Minette“ und dank der Entwicklung der Eisenindustrie. Eine kleine Schmelz ist bis 1918 in Rëmeléng in Betrieb, 3 große Hüttenwerke qualmen in Esch/Alzette, zweitgrößte Stadt des Landes und 6 km von Rëmeléng entfernt. Beide Städte grenzen an Frankreich. ( Rümelingen zählt im Jahr 1910 nicht weniger als 133 Wirtshäuser, wo viele der Bergarbeiter sich am Zahltag betrinken, ...
(Fortsetzung von Seite 1)
...um sich dann mit ihren italienischen Kumpels zu raufen, denn diese sind in jenen Zeiten schlecht angesehen und wurden jeder Missetat bezichtigt).
Albert Hames ist Einzelkind. Seine Mutter, Suzanne Webert, (von lothringischer Herkunft) ist Hausfrau. Alphonse Hames, Alberts Vater, ist Lademeister bei den CFL (Chemins de Fer Luxembourgeois). Das Kind wohnt mit seinen Eltern in 2 kleinen angrenzenden Bauernhäuschen (16, Heeterwee), die seit 1864 in Familienbesitz sind. Diese Häuser liegen 100m von der „Walert“grube entfernt, wo der Bergarbeiter Jhemp Bausch, zuerst Rümelinger Bürgermeister dann Abgeordneter, 1935 einem Grubenunfall erliegt. (Ein Stützbalken bricht durch und das herabstürzende Gestein tötet ausgerechnet diesen gewerkschaftlich und politisch engagiertesten Bergmann, der jahrelang mehr Sicherheit für die Bergleute in der Abgeordnetenkammer gefordert hatte.
In der Walertgrube, die 1964 geschlossen wird, befindet sich heute das sehr bekannte nationale Grubenmuseum (Musée National des Mines).
Der Schüler Hames beginnt, seine Werkstatt in der Scheune des Elternhauses einzurichten. Dort wird er ununterbrochen bis zu seinem Tod 1989 an seinen Werken arbeiten. Albert Hames lebt bis zu seinem 43sten Lebensjahr bei seinen Eltern, dann heiratet er und zieht in sein Eigenheim, das auf die Scheune der elterlichen Wohnung aufgebaut wird (nach den Plänen des Architekten Léon Loschetter). Er wird immer in Rümelingen sesshaft bleiben und der Einfluss dieser Gegend wird sich später in seinen Werken wieder finden.
1924. Albert Hames besucht die Escher Berufsschule und lernt hauptsächlich das Handwerk der „sculpture ornementale sur bois.
Ab 1927 wird der Schüler die neue Trambahn nach Esch benutzen, die durch eine wunderschöne Landschaft von grün bewachsenen Hügeln und roten Felsen führt, daher der Name dieser Gegend: Land der roten Erde.
1928. Mit 18 Jahren, noch Schüler, gewinnt A.H. den ersten Preis eines Wettbewerbs „Travail du bois“, von der lux. Arbeiterkammer organisiert.
1929. A.Hames ist Praktikant in der Escher Schreinerei Hammerel (Kunstmöbelfabrikant). Er besucht gleichzeitig am Abend Modellier- und Zeichenkurse.
1930. Ein Jahr lang ist der junge Hames Mitarbeiter der Privatwerkstatt des anerkannten Bildhauers Albert Kratzenberg, dessen Werke heute u.a. in Luxemburg-Stadt, Düdelingen, Esch/Alzette und im Nationalmuseum zu sehen sind.
1933. A. Hames wird aktives Mitglied des « Cercle artistique luxembourgeois » und entwirft ein Plakatbild im Jahre 1935 (cf. Foto Biographie p. 134)
1934. Albert Hames ist Praktikant an der hoch renommierten staatlichen Fachschule für Holzschnitzerei in Oberammergau (Bayern). Dort perfektioniert er seine Holzschnitzertechnik.
1935. Die Rümelinger Kirchenobrigkeit vergibt ihm seinen ersten Auftrag : Eine Kreuzigungsgruppe in buntlackiertem Holz. (Dieses Werk wird 1952 in Rom ausgestellt und erntet dort sehr positive Ktritiken.)
1936. Der Student befindet sich in München, in der“ Akademie für Angewandte Kunst“. Gleichzeitig besucht er Kurse am „Landesamt für Denkmalpflege“, um sich in der Restaurierung antiker Kunstwerke zu perfektionieren. Dort trifft er auf einen Freund aus seiner Kindheit, Foni Tissen, der Präsident der Luxemburger Studentenvereinigung ist, und der später Professor für bildende Künste und renommierter Maler werden wird.
1938. Wir treffen Albert Hames in Paris, an der « Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts « . Er unterhält eine rege Korrespondenz mit seinen Eltern, die ihm sehr fehlen (zahlreiche noch erhaltene Briefe und Postkarten belegen dies).
1939. Da Albert Hames der einzige Luxemburger ist, der akademische Studien in der Restaurierung wertvoller Kunstwerke abgeschlossen hat, erteilt der Luxemburger Staat ihm einen ersten Autfrag im Interesse der Erhaltung des nationalen Kulturerbes. Es handelt sich um die Herstellung einer Replik des „Triptyque, dit de Rodenbourg“ ein Altarbild im gothischen Stil, in sehr mildem Lindenholz geschnitzt, das in der Luxemburg-Grund Kapelle zu besichtigen ist. Das Original kommt ins Nationalmuseum und das Imitat wird später aus der Grund-Kapelle gestohlen, d.h. sogar die „ Dieb-Spezialisten“ halten das Imitat für ein Original.
1940-45. Luxemburg steht unter deutscher Besatzung. Trotzdem nehmen Hames’ Restaurierungsaufträge zu ; zitieren wir hier die angefertigte Replik des liegenden Christen Peter Onrou. Das restaurierte Original aus dem 17. Jhrdt kommt in die Museumskollektion.
1943 erhält A.Hames einen vom Staat erstellten Arbeitskontrakt, der ihn zum offiziellen Restaurator des luxemburgischen Kulturerbes macht. Er wird einer der wichtigsten Akteure des Wiederaufbaus, er steht in enger Zusammenarbeit mit „Sites et Monuments“ und dem Komitee :„Überwachung der beschäldigten Kirchen“. (Es gibt keine Trennung zwischen Kirche und Staat in Luxemburg).
Da die Restaurierungsaufträge immer zahlreicher werden, benötigt A.Hames zeitweise bis zu 5 Hilfskräfte, er selbst aber erledigt die Feinstarbeit.Gegen Ende des Krieges findet A.Hames eine Artilleriehülse und hat die unglückliche Idee, sie als Kunstwerk zu verarbeiten. Als er sie in einen Schraubstock befestigt, explodiert die noch scharfe Munition und verletzt das Gesicht des Künstlers. Das rechte Auge ist lädiert. Es kann zwar gerettet werden, aber die Sehkraft des Auges ist um 50% reduziert. Dies wird immer ein großes Handicap für den Künstler bleiben und wird ihn hauptsächlich beim Restaurieren sehr behindern.
1945. Der Bilhauer arbeitet unter sehr prekären Bedingungen. Da das Museum keinen geeigneten Ort für die Restaurierungsarbeiten zur Verfügung stellen kann, mieten die Auftraggeber die Scheune des Hameshauses von 1963-1964 auf Kosten des Museums. Albert Hames wird zum „Restaurateur du Musée“ ernannt, doch der offizielle Staatsposten wird nie für ihn geschaffen werden, aus Finanzierungsmängel oder wegen Intrigen?.... Fortsetzung folgt.......
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